baniere-ps1 

5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 14:03


3-On-dirait-qu-il-va-neiger.jpg
Un jour finalement un jeune homme d'autrefois se souvient de nous. Il est trop tard. Nous sommes morts. Seul l'instant compte, dans les cinq minutes qui suivent, nous aurons mal de nouveau ou nous irons mieux. Il a toujours quelque chose ou quelqu'un qui nous interdit d'être heureux tout à fait ou malheureux complètement. De le savoir épargne nos âmes sensibles. Si nous voulons vivre, c'est-à-dire aimer et être aimés, il faut nous tenir prêts à souffrir aussi. Le bonheur de la splendeur porte déjà en lui l'ombre qui l'emportera.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

Publié par Ronan Ronan - dans Citation
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 20:32


3-On-dirait-qu-il-va-neiger.jpg
Une rose porte mon nom.
- Regardez, m'a dit le pépiniériste breton qui l'a créée, elle a le coeur serré qui résiste au vent et à la pluie...

...

Un monde apaisé qui ne se plaint de rien, "heureux autant qu'il est possible sur terre", pareil à celui qui attendrissait Chardonne il y a un siècle à Barbezieux, et ne "souffrait que de maux éternels". Un monde fait pour moi qui redoute moins la mélancolie que la foire.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

Publié par Ronan Ronan - dans Citation
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:48


Pascal Sevran se livre dans une interview de Thierry Ardisson, de ses vacances d'enfant dans le Limousin, des bals de la région, cite les chansons qu'il entendait sur le premier juke-box du café tenu par son père, parle de son premier job de vacances, de ses lectures, de son métier qui lui prend trop de temps pour écrire et chante de nombreux extraits de chansons.

Cette vidéo date d'août 1992.

Publié par Ronan Ronan - dans Multimédia
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 21:16



Publié par Ronan Ronan - dans Multimédia
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 13:10


6-Il-pleut--embrasse-moi.gif

Il m'étonnerait que je trouve le courage de relire celles de Stéphane. " Le souvenir du bonheur ce n'est plus le bonheur, le souvenir de la douleur c'est la douleur encore. " Le feu fera l'affaire. Une à une je brûlerai les lettres d'amour de Stéphane dans la cheminée du salon qu'il allumait pour nous. Ce geste-là, je n'en ferai pas un drame, ni même une cérémonie, une allumette suffira. Stéphane a tant aimé le feu.

Il y a les lettres que je déchire sitôt lues, celles que je classe précautionneusement, leurs signatures m'obligent ; et puis les autres, toutes les autres que je mets de coté en vrac dans une boîte de cuir marron posée à la gauche de mon bureau. Quelquechose qui relève de la piété, me retient de m'en débarrasser brutalement. Tant de ferveur, d'aveux me laissent ému et souvent désemparé. Qui m'aimera encore assez dans cinquante ans pour recevoir à ma place la tendresse, l'affection d'hommes et de femmes aussi perdus que moi ?

Je ne veux pas qu'on fouille là-dedans un jour. Je viens de déposer un millier de ces lettres au chalet de bois rouge, près du tennis, en attendant le feu que je sens venir au bout de mes doigts. Entasser, entasser des trésors et des babioles, du papier, des tonnes de papier " pour plus tard, quand on sera vieux ", funeste projet ! Il faut jeter au contraire, jeter ces mots d'amour. Nos héritiers ne savent pas lire. Jeter est un mouvement de jeunesse, un geste d'espoir. Quand on jette, on attend d'autres lettres.
 
Il peut, embrasse-moi de Pascal Sevran.

Publié par Ronan Ronan - dans Citation